Lakmé - Lakmé  - L. Delibes

Opéra-Théâtre de St-Étienne - Novembre 2013

“La distribution, très jeune, est à fondre de plaisir. Marie-Eve Munger est aussi jolie à regarder qu’à entendre, avec un timbre nourri, y compris dans le médium, ce qui n’empêche ni l’agilité des vocalises, ni la facilité du suraigu. Son interprétation du célèbre air « des clochettes » ne relève en rien d’une démonstration de bête de foire, on y sent le frémissement de la vie, la terreur du père, l’incertitude de l’amour…”

Resmusica

 

“ (…) sa partenaire déploie des trésors de charme, tant scéniques que vocaux. (...) Dès son entrée, on est frappés par la limpidité de ses accents, au geste apparemment aussi simple et naturel que s’ils étaient parlés, chaque mot sonnant parfaitement compréhensible. Son premier air s’enveloppe d’une douce mélancolie, et la voix s’élève sans effort pour emplir le théâtre. On pouvait craindre un peu léger pour ce rôle un instrument à l’aigu aussi facile, il n’en est rien. Le médium et le grave s’affirment pleins et sonores, et elle parcourt le rôle sans difficulté, avec une souplesse et une liberté dans le chant qui emplit d’aise. Son air des Clochettes, très attendu, soulève l’enthousiasme de la salle par la richesse de ses nuances et la plénitude du suraigu. Et c’est avec un poignant « Tu m’as donné le plus doux rêve », d’une pudeur infinie, qu’elle clôt cette incarnation d’une grande maturité. La comédienne n’est pas en reste, toujours juste dans son incarnation, et rendant palpable l’éveil à l’amour de ce cœur de jeune femme. Une prise de rôle à saluer, pour la découverte d’une nouvelle Lakmé. ”

Classique News

 

“Lakmé frémissante de sensualité, Marie-Eve Munger incarne une excellente alternative aux colibris attendus dans ce répertoire. Bien sûr, l’aigu de la soprano canadienne scintille, en particulier dans l’air des clochettes, mais son incarnation ne se résume pas à ce babil évanescent et se nuance de murmures et de mezza voce qui confèrent une épaisseur psychologique bienvenue à son personnage. Surtout, elle atteint avec la Mallika précise et fruitée de Marianne Crebassa une complémentarité idéale, qui se vérifie dans un Duo des fleurs exceptionnel: les deux lignes, également lisibles et chantantes, s’y mêlent avec une rare perfection, rendant justice au génie contrapuntique de la mélodie. Chose devenue trop rare pour être soulignée, les surtitres se sont révélés superfétatoires face à la clarté de la diction des interprètes, qui effectuaient sur cette production leur prise de rôle.”

Concerto Net

 

“Marie-Eve Munger est une belle révélation. Cette jeune soprano québécoise possède une très jolie voix avec un beau registre aigu. Les pyrotechnies de l'air des clochettes sont parfaitement maîtrisées (...). Le troisième acte demande une voix plus lyrique et l'on peut apprécier un timbre fruité et une très belle ligne de chant. De très beaux piani et une grande palette de couleurs viennent servir une interprétation pleine d'intelligence musicale culminant dans une mort émouvante.”

ODB-Opéra

 

“Deuxième atout, la Lakmé de Marie-Eve Munger (...) mais bien meilleure comédienne et surtout tellement plus émouvante. Avec la soprano canadienne, on perçoit vraiment l'évolution du personnage, petite fille candide et docile qui, à la fin du premier acte, s'ouvre tout entière à l'amour, pour assumer pleinement son destin de femme au dernier. (...) Le rôle ne se résume pas au fameux air "des clochettes" (...) et l'on remercie Marie-Eve Munger de nous l'avoir rappelé avec autant de sensibilité et de passion.”

Opéra Magazine

 

“la distribution réunie par Josquin Macarez s’avère physiquement très crédible, fait preuve d’une remarquable sensibilité, et possède parfaitement le style requis. La soprano québécoise Marie-Eve Munger affronte ainsi avec beaucoup de naturel la tessiture du rôle-titre, sans jamais forcer ses moyens. Elle incarne une Lakmé moins enfantine (...) et convainc donc bien mieux (...) dans le lyrisme du dernier acte, tout en négociant avec beaucoup d’aplomb les difficiles coloratures de l’air des Clochettes au II (...) la fragilité touchante de la Lakmé de Marie-Eve Munger (bouleversant « Tu m’as donné le plus le plus doux rêve », nous a offert une scène finale qui a nous a étreint la gorge.”

Classique Info

 

“La distribution est frappée du sceau de la jeunesse, à commencer par le soprano Marie-Ève Munger dans le rôle-titre, avec une émission fluide à souhait, un timbre de rêve, un legato enchanteur.”

Anaclase

 

“La Canadienne Marie-Eve Munger est une excellente Lakmé : sourire dans la voix, diction qui nous ramène à un passé glorieux, mais avec tout le confort moderne, c’est-à-dire sans rien d’acide dans le timbre ou de puéril dans les intonations. Il faut la voir s’étonner des mots qu’elle prononce lorsqu’elle reprend après Gérald « C’est le dieu de la jeunesse », et son air des Clochettes n’a rien d’un numéro de cirque puisque selon le livret, l’héroïne chante sous la contrainte et tremblant à l’idée qu’elle pourrait attirer son bien-aimé dans un guet-apens.”

Forum Opera